Affichage des articles dont le libellé est HIPPOTHEATRON / La monstrueuse parade. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est HIPPOTHEATRON / La monstrueuse parade. Afficher tous les articles

vendredi 6 juin 2008

HIPPOTHEATRON - Le saltimbanque du conte

Une salle obscure nous présentant un cirque itinérant de début du siècle et nous sommes d’emblée embarqué dans un univers sombre et mystérieux, celui de Julien Mellano. Sous les traits de James Bailey, ancien montreur de phénomènes de foire qui n’a plus rien à montré à son grand désespoir, il nous narre les grandes lignes du film « Freaks ». Ici point d’acteurs pour jouer les lilliputiens Hans et Frieda et autre femme à barbe, les personnages sont réinterprétés par des éléments de vaisselle donnant une interprétation plus plastique du film.

Notre hôte parlant en anglais, des sous titres sont à la disposition des spectateurs sous diverses manières rendant le show davantage interactif. Ces derniers ajoutés à des musiques mêlant cacophonie burlesque et extraits sonores du film nous replongent dans l’univers des films des années 30. Sans pour autant retomber dans la reconstitution narrative d’origine, les fans du film « Freaks » retrouveront toute l’atmosphère angoissante et mystérieuse du film de Ted Browning.

Julien Mellano est un hôte particulièrement envoûtant qui alterne mime et jeu d’acteur. Pour ceux ne connaissant pas le film, ce spectacle reste une bonne séance de rattrapage.

HIPPOTHEATRON

Samedi 7 – 20h40 / 22h20

Dimanche 8 – 17h30 / 19h20

Gymnase

Jérémy Valladon, atelier d'écriture journalistique de Court Toujours

Le théâtre de l'étrange

En pénétrant le couloir sombre menant à l'Hippothéatron de Julien Mellano, on se jette tout droit dans la gueule du loup. Un loup grimaçant à la dégaine effrayante... On est complètement immergés dans son antre, un véritable petit cirque vivant qui ne fait de ses visiteurs qu'une bouchée. L'atmosphère nous enveloppe de son nuage âpre, s'étendant autour de ce sale bonhomme, un rien goujat, qui nous harangue du bout de son cigare... Les ombres se déchaînent tandis que sa voix, tantôt suave, tantôt murmurante, fait naître les personnages de son histoire.

Si l'on se laisse prendre au jeu, l'hypnose opère, et vous voici face à Cléopâtre, trapéziste de choc, et Hans, lilliputien aveuglé par les charmes de la belle... Prenant vie entre les mains de l'artiste, de curieux ustensiles de cuisine deviennent freaks, puis se déchaînent. Leurs caractères se dessinent, ils s'expriment dans ce cirque où les objets ont une âme, où tout s'anime. Dans ce monde l'étrange et le biscornu sont rois. On se surprend même à penser dans le dialecte incongru, grommelant et baragouinant des freaks... Les sous-titres sauveront tout de même ceux qui n'ont pas vu le film original de Tod Browning de l'incompréhension générale.

C'est donc avec délice que frissonneront dans l'Hippotheatron ceux de tous âges qui n'ont pas froid au yeux...

Mona CHARDIN, l'atelier d'écriture journalistique de Court Toujours

Hippotheatron, Julien Mellano

lundi 25 février 2008

Hippotheatron

Théâtre d'objets
Mise en scène de Julien Mellano et Alexandre Musset
Avec Julien Mellano

La trame de l’histoire est basée sur celle de « Freaks » (La monstrueuse Parade), un film de 1932 du réalisateur américain Tod Browning.Un présentateur, entre Monsieur Muscle et Monsieur Loyal, fumant un gros cigare et beugle dans un anglais très approximatif et sur-titré, et présente un cirque d’objet, où les freaks se côtoient, s’aiment, se trompent, se tuent.

mardi 12 février 2008

Théâtre d'exhibition

Nick Tomasovic
Freaks, La monstrueuse parade de Tod Browning
Le monstre, on le sait, n’existe qu’à partir du franchissement d’un seuil. Les spectacles de monstres n’auront de cesse de mettre en scène ce passage extraordinaire. Cette idée est déjà celle qui prévaut dans le choix même des créatures exposées. Le freak est toujours sur la frontière, entre l’homme et la femme, l’homme et l’animal, entre la réalité et l’illusion, le fait et le mythe, l’expérience et le fantasme. En outre, il se définit par l’excès, par la manifestation d’un dépassement. Il est trop grand ou trop petit, trop gros ou trop maigre, trop sexualisé ou trop désexualisé, trop déformé ou trop peu formé. Dans tous les cas, il outrepasse les catégories, les fait exploser ou bien en fait créer de nouvelles, insolites. D’ailleurs, les professionnels qui travaillaient dans le milieu forain et s’occupaient du show business des exhibitions de curiosités réinventaient des catégories en fonction des monstres qu’ils rencontraient. Une certaine classification existait néanmoins dans le métier, mais elle rendait compte davantage du type de numéro que des spécificités physiques. L’usage distinguait en effet les « born freaks », des « made freaks » et des « novelty acts ». Les premiers sont des monstres qui ont révélé dès leur naissance une anomalie physique qui les rend peu communs (nains, jumeaux, hydrocéphale, etc.) ; les second sont des personnes qui ont pratiqué sur elles-mêmes des expériences qui les ont rendues suffisamment différentes pour être exposées (mutilations, tatouages, etc.) ; la troisième catégorie recouvre les personnes capables de performances insolites spectaculaires (avaler des sabres, cracher du feu, charmer des serpents, etc.). Enfin, une dernière catégorie, les « gaffed freaks » regroupaient tous les simulateurs et autres imposteurs qui se faisaient passer pour des monstres dans des numéros truqués (dissimulation des bras sous une chemise ajustée, jambe supplémentaire appartenant à un complice, maquillage et postiche divers, etc.).

Texte en écho au spectacle Hippotheatron

mercredi 6 février 2008

Causes des monstres

Ambroise Paré (1510-1590)
Des monstres et prodiges
Les causes des monstres sont plusieurs. La première est la gloire de Dieu. La seconde, son ire. La troisième, la trop grande quantité de semence. La quatrième, la trop petite quantité. La cinquième, l’imagination. La sixième, l’angustie ou petitesse de la matrice. La septième, l’assiette indécente de la mère, comme, estant grosse, s’est tenue trop longtemps assise les cuisses croisées, ou serrées contre le ventre. La huitième, par cheute, ou coup donnés contre le ventre de la mère estant grosse d’enfant. La neuvième, par maladies héréditaires, ou accidentales. La dixième, par pourriture ou corruption de la semence. L’onzième, par mixtion, ou meslange de semence. La douzième, par l’artifice des meschants belistres de l’ostière. La treizième, par les Démons ou Diables.

Autour de...Hippotheatron