lundi 26 mai 2008

Quand les balles s'en mêlent

Prenez trois balles, un jongleur et un programme informatique et vous obtenez le point de convergence entre deux mondes : le virtuel et le réel. Adrien Mondot, jongleur talentueux, nous invite aux confins de la frontière virtuelle et réelle et s’amuse à y perdre le spectateur. Il nous révèle un talent incroyable de jongleur face à une salle comble. Le silence de départ et la solitude de l’homme est rapidement rompu par l’irruption d’une balle et la musique qui se fait plus intense. L’artiste s’éloigne de la jonglerie classique en introduisant des balles virtuelles, grâce à la magie informatique. Enchaînant avec habileté les tableaux chorégraphiques, l’artiste nous embarque dans un univers où il est quelquefois difficile de le suivre. Orchestrées par les coups d’archer de la violoncelliste, les balles, loin d’être des accessoires, créent successivement des figures, des hommes, des vibrations. Le tout forme un ballet aérien et mystérieux entre l’homme et ses balles. Le jongleur se retrouve à la fois maître et victime, pourchassé par ces compagnes de jeu elles-mêmes qui le prennent pour cible. Adrien Mondot et la violoncelliste, Veronika Soboljevski, se retrouvent comme pris au piège de leur propre symphonie, tentant de garder le contrôle puis finalement se laissant porter par les créations des balles. Ce spectacle visuellement magnifique et déconcertant est à la fois une prouesse physique et également technique. On embarque ou non dans ce jeu de jonglerie qui a parcouru le monde pour faire découvrir une autre vision de cet art, où les balles se suffisent à elles-mêmes et volent seules.

Julie Sicot / atelier d'écriture journalistique

Atelier d'écriture journalistique de Court Toujours

7 jeunes journalistes en herbe ont rejoint la préparation du festival Court Toujours pour couvrir les spectacles programmés.

Ils ont rencontré et eu des entretiens téléphoniques avec certains des artistes pendant le stage encadré par Marion Valière Loudiyi (journaliste professionnelle) des 22 et 23 mai et nous livrent leurs avant papiers, sous forme d'article ou d'interviews.

Sont disponibles en ligne:

- Makadam Kanibal pour Le Cirque des curiosités ( ici et ou encore )

Bientôt disponibles:

- Anne Courpron pour N'ayons pas peur des mots
- Anne Théron et Claire Servant pour Abattoir
- Achille Grimaud pour Le Rire du Roi

Makadam Kanibal

ARTS DE LA RUE – La compagnie Makadam Kanibal présentera son Cirque des Curiosités à Court Toujours le 7 et 8 juin

Le paradoxe de l’amour cruel

Jean Alexandre Ducq, qui appartient à la compagnie Makadam Kanibal, est des créateurs du Cirque des Curiosités. Il nous livre quelques secrets de cet étonnant spectacle avant qu’il ne soit présenté, gratuitement, au festival Court Toujours le samedi 7 juin et le dimanche 8 juin à Beaulieu.

Court Toujours : Makadam Kanibal c’est assez effrayant comme nom de compagnie ! Votre spectacle est-il dévorant ?
Jean Alexandre Ducq : Le nom de la compagnie correspond à la description même du spectacle : nous sommes des cannibales et nous adorons manger les petits enfants. C’est une véritable drogue : nous essayons de nous contrôler et d’arrêter mais nous n’y parvenons pas et nous rechutons.

Votre spectacle devrait peut-être être déconseillé aux jeunes enfants et aux personnes sensibles ?
Absolument pas, le Cirque des Curiosités est ouvert à tout le monde. Mais le regard porté sur la représentation est différent selon que l’on soit un enfant ou un adulte. Finalement, les parents réagissent mal et sont plus choqués que les jeunes. On a voulu délibérément travailler sur la peur des enfants, leur faire voir la vie et ses horreurs, les sortir de leur carcan. Notre spectacle n’est pas plus violent que le Petit Chaperon Rouge ou les contes de Perrault !

Comment se présente votre Cirque des Curiosités ?
C’est une histoire d’amour cruel, l’un ne va pas sans l’autre. Il n’y a pas beaucoup de paroles, seulement des gémissements et des mots mâchés. Mais je laisse aux gens le choix de définir eux même ce spectacle.

Vous avez une formation assez atypique : vous avez fait du body art, du body suspension, ect. Tandis qu’Elodie Meissonnier s’occupait d’enfants handicapés. D’où est venue l’idée de collaborer ensemble sur ce projet ?
Cela s’est fait tout naturellement et s’est imposé comme une suite logique. Nous avons débuté par la performance pure. Mais cette fois on a choisi de raconter une histoire et de la mêler à des techniques de fakirs. Le travail d’Elodie a été nécessaire à l’élaboration du spectacle et souligne la nécessité d’être tolérant, d’accepter l’autre et ses différences.

Pourquoi rapprocher une histoire d’amour de ces techniques assez sauvages voire monstrueuses ?
Que ce soit l’amour ou le fakirisme, c’est la même chose. On ne peut ni tricher ni mentir. Soit on prend sur soi pour faire en sorte que cela fonctionne, soit on abandonne. On a cherché à travailler sur le paradoxe de l’attraction répulsion.

Vous devez susciter plusieurs réactions différentes dans le public…
Oui, certaines personnes n’hésitent pas à quitter la salle pendant la représentation. Mais c’est aussi cette interaction que l’on cherche : c’est un spectacle de rue dans lequel le public, l’environnement et l’extérieur participent.

Votre spectacle connaît un véritable succès : depuis quand tournez-vous et où avez-vous joué ?
Cela fait trois ans qu’on se produit dans toute l’Europe, en Jordanie, au Mexique, etc.

Avez-vous de nouveaux projets ?
Oui, on prépare une nouvelle création à Annecy en juillet.

Une dernière curiosité de notre part : Elodie Meissonnier et vous êtes-vous un vrai couple ?
Oui, à la vie comme à la scène.


Propos recueillis par l’équipe du festival Court Toujours

Qu'est ce que l'atelier d'écriture journalistique?

Makadam Kanibal

ART DE LA RUE – La compagnie Makadam Kanibal présentera le seul spectacle gratuit et en plein air du festival Court Toujours 2008, Le Cirque des Curiosités.

Méfiez-vous des cannibales

Les acteurs de la compagnie Makadam Kanibal, Jean Alexandre Ducq et Elodie Meissonier se sont livrés à nous dans une interview téléphonique, sans langue de bois et sans détours. Voici l’histoire d’un spectacle qui fait rire les enfants et choque parfois les plus grands.


« Moi j’ai commencé en faisant la manche avec la main» nous dit Jean Alexandre Ducq. Et puis il nous raconte ses découvertes, de cracheur de feu à fakir. Il insiste sur son expérience de la « body suspension » : « je me suis mis quatre crochets dans le dos et on m’a soulevé ». Mais après ses premières élévations corporelles, ce personnage s’est rendu compte que ce n’est pas tant la performance qui fait la force des choses. Il a alors préféré s’essayer au contrôle de soi, d’où sa passion pour le fakirisme. Et puis un jour sa route a croisé celle d’Elodie Meissonier, curieuse de toute forme de communication et humaniste convaincue, notamment dans son travail auprès d’enfants handicapés. A partir de là ces deux électrons libres sont passés du statut de « gens atypiques à un couple atypique », à la scène comme à la vie. Et à deux les idées fleurissent plus vite. Cela fait déjà trois ans qu’est né leur Cirque des curiosités. Armé d’un langage universel, celui des gromolos et des gémissements, ce spectacle a déjà parcouru toute l’Europe et s’est également promené du Mexique à la Jordanie.

N’oubliez pas vos enfants

Pourtant cette représentation de rue ne fait pas toujours l’unanimité. « Il y a toujours une ou deux familles qui partent, la croix ballante », nous confie Jean Alexandre. La représentation est en effet un jeu, toujours entre répulsion et attraction, sur fond d’amour cruel, « car on ne peut pas mentir », et de cannibalisme suggestif. Pourtant les protagonistes ne déconseilleraient pas leur création à des enfants. Ces derniers sont trop protégés selon eux et de toute façon les contes de Perrault ou du Petit Poucet ne sont pas tendres non plus avec nos chérubins. Alors faisons confiance à ce Cirque des curiosités, conservons ses divers niveaux de lecture possible et n’ayons pas peur de ces fakirs, jongleurs de haches, quelque peu bourrus et pourtant si vrais dans leurs sentiments.

Sarah Maquet


Le Cirque des curiosités sera en représentation
les samedi 7 juin à 20h40 et 22h20 et dimanche 8
à 17h30 et 18h20, place de la Mômerie à Beaulieu

Qu'est ce que l'atelier d'écriture journalistique?

En plein dans le mille!

Projecteurs éteints, une silhouette que la solitude semble déchirer apparaît. C’est bien lui, Adrien Mondot, à la tête de ce magnifique spectacle, à la fois metteur en scène et interprète. Initialement chercheur en informatique, il mêle avec brio la technologie et l’artistique avec un jeu d’illusion où le réel côtoie l’imaginaire.
Convergence 1.0 est le genre de spectacle qui vous surprend par son paradoxe. A la fois réel et virtuel, à la fois simple et complexe mais où la frontière entre les deux n’est jamais bien grande. Spectacle du jongleur qui dissimule sa solitude derrière un jeu de balles illusoire ou spectacle de l’informaticien pris au piège par la technologie et qui se renferme sur lui-même? Convergence 1.0, c’est tout ça à la fois, une perpétuelle dualité où le spectateur lutte pour distinguer le vrai du faux, les vraies balles des fausses ; en vain, car l’illusion est grande, troublante… Très vite le spectateur se trouve entraîné dans la danse qui lie l’artiste et sa balle dans une harmonie passionnelle. Il n’y a alors plus de place à la réflexion devant un tel schéma poétique où tout est possible. La balle devient ainsi partenaire de danse sur une musique de Véronika Soboljevski et la solitude semble peu à peu disparaître.
Comment ne pas évoquer la musique, étudiée pour suivre les mouvements fluides de l’artiste et les caresses du jongleur sur ses balles ? Un simple violoncelle qui devient pourtant délice pour l’ouïe.
Tout y est. Mondot est une balle rare, du gros calibre. A croire que tous les avis ne peuvent que converger devant un spectacle aussi réussi et original.

Samia Hasnaoui / Atelier d'écriture journalistique

Convergence vers l'illusion

Convergence 1.0 est un spectacle d’une heure où le jonglage et l’informatique sont au centre de la prestation. Adrien Mondot utilise ces deux matières pour une création inédite et surprenante, accompagné à la musique par Véronika Soboljevski.

Adrien Mondot est en scène, seul face au public. Tout d’un coup, il s’agite comme un fou incapable de contrôler les mouvements de son corps. Puis cette solitude se rompt, une balle de jonglage apparaît, puis deux, trois, etc, et des balles imaginaires se mêlent à ces dernières. Peu à peu le spectateur se perd dans l’ambiguïté entre le virtuel et la réalité. Toutes ces balles réagissent aux pressions du corps du jongleur et à son souffle. Un véritable affranchissement des contraintes corporelles est possible grâce à l’intervention de l’outil informatique. Les balles de jonglage prennent vie et établissent un dialogue et une danse avec le jongleur. Ainsi une réelle harmonie se dessine. Une violoncelliste est tapie dans l’ombre et sa musique suit étroitement la gestuelle du jongleur. Pour clore le spectacle, Adrien Mondot passe de l’autre côté de la toile, il est devant nous en pleine lumière ; désormais il n’y a plus rien qui s’interpose entre lui et son public. Il nous livre ses derniers tours avec des balles transparentes qui reflètent la lumière. Elles semblent léviter dans l’air. Les doigts du jongleur et les balles semblent ne faire plus qu’un.
Ce spectacle féerique et magique plaît à coup sûr aux petits et aux grands. Trois éléments essentiels en constituent la trame et contribuent à rendre encore plus vraie l’illusion : les balles de jonglage, la musique et le jeu des lumières. Néanmoins pour qu’elle soit totale, le spectateur devrait plutôt s’installer en face de la scène. En étant assis sur un des côtés, les tours sont plus visibles et le spectacle perd de sa magie et de son charme. Convergence 1.0 est bien plus qu’un numéro de cirque ou de prestidigitation. Cette représentation offre un subtil mélange de réalité et d’illusion, de compétence humaine, artistique et informatique.


Stéphanie Delaitre / Atelier d'écriture journalistique

vendredi 23 mai 2008

Balles et illusion

Comment mettre la technologie au service de la poésie ? Convergence 1.0 nous donne une piste : tout d’abord placer un voile clair sur le devant d’une scène. Puis installer un homme à l’arrière de cet espace. Un personnage silencieux, doué pour la danse et la jonglerie. Enfin inclure une violoncelliste et laisser la magie opérer. Les tableaux s’enchaînent alors. Adrien Mondot danse et devant lui apparaissent des balles, images projetées et pourtant si réelles. Rapidement on ne sait plus où se situe la frontière entre le concret et la représentativité. Comme le danseur semble parfois prisonnier d’un halo de lumière il paraît également dépassé par ses balles. Lui qui donne la vie a trois d’entre elles, se retrouve le pantin d’une myriade de projections lumineuses envahissante. Mais même menacé l’homme s’adapte. Il se saisit de ce monde virtuel, tente de le contrôler, toujours épaulé par la musique. A des instants le spectateur croit la bataille perdue. Quand, par exemple, l’illusion met en mouvement des personnages formés de balles et que le danseur paraît impuissant devant cet inquiétant ballet. Mais l’univers onirique et merveilleux de ce spectacle vient surtout du jeu perpétuel entre l’être et le crée. Notre œil, habitué à sa vision classique du monde est submergé par tant de rebondissements.
Alors un conseil : laissons-nous tous illusionner par Adrien Mondot, sans tomber dans une recherche excessive de compréhension. N’oublions pas que la magie vient toujours en premier lieu de notre capacité à la laisser nous séduire.

Sarah Maquet / atelier d'acriture journalistique de Court Toujours

Convergence 1.0 ou l'autre réalité

Un homme assis, seul, dans le silence et l’obscurité. Une pluie de balles, beaucoup de balles. Des mouvements du corps et des atmosphères sonores se succèdent. Convergence 1.0 nous transporte du calme à l’angoisse, de l’envoûtement à la peur, du réel à un autre réel informatique et lié. Liés comme le sont les éléments qui convergent devant nos sens en éveil. La bande sonore et le violoncelle servent tour à tour ces ambiances allant du pizzicato tranquille à des sons grinçants et dérangeants. Adrien Mondot joue avec ces balles, les appelle, en perd le contrôle, les fuit puis reprend le dessus. Tantôt plumes, tantôt insectes, l’interaction est belle. Le spectacle est rythmé de silences et de sons, d’ombres et de lumières, de mouvements et d’arrêts sur image, et le public tressaille d’exclamation de surprises en rires.

Le trait marquant de la création est la rencontre d’éléments numériques avec une jonglerie en harmonie avec le corps du danseur. Alors, fort de notre assurance, on se dit qu’on sera assez doué pour distinguer le virtuel du réel. Oui mais voilà, à un moment au moins, on doute. Pour les balles blanches on est sûr, ce sont des vraies ! La preuve : on a entendu du bruit lorsqu’elles ont rebondit. Et encore, si on se méfie vraiment, on pourrait bien attribuer l’effet à la bande son. Mais les balles transparentes ? Celles en verre, ou même, en cristal, elles sont vraies ou pas ? Nos yeux nous jouent des tours, et l’habileté technique de l’artiste défie la pesanteur. On est à la limite du domaine magique, les balles apparaissent, disparaissent, lévitent. Le vrai et le faux se confondent et nous perdent. Une partie des questions trouve des réponses, mais la confusion reste intacte sur certains points et la magie opère.

Pour profiter pleinement du spectacle, une vision de face est préférable, évitez-les côtés de la salle, mais ne manquez pas ce rendez-vous !


Amélie Rolle / atelier d'écriture journalistique de Court Toujours

Dans l'esprit d'une balle

Un homme seul apparaît, l’air désemparé, tentant de vouloir maîtriser des pulsions qu’il ne peut contrôler. Tel un électron libre, une balle lui surgit, puis deux, puis trois… Ces balles nous invitent dès lors, par l’intermédiaire d’Adrien Mondot témoignant d’une légèreté à fleur de peau rendue par une souplesse de la gestuelle, à nous évader et à nous plonger dans un monde où de multiples possibilités et combinaisons s’offrent à nous.

Avec des références au jeu vidéo, à l’informatique et à la science fiction, ce spectacle nous apporte une dose de fraîcheur en combinant art du cirque et effets numériques par un système de jonglage virtuel. Une musique lyrique jouée au violoncelle par Véronika Soboljevski ajoute une autre interaction avec les balles virtuelles qui semblent prendre vie et évoluer au fil des variations musicales, créant une véritable chorégraphie virtuelle.

Nos sentiments sont menés là où les balles souhaitent les mener, de la douceur à la folie en passant par la peur aux limites du cauchemar et de l’angoisse. On finit par se perdre entre la réalité et le virtuel, le faux et le vrai. Cette transcription scénique déroute le spectateur mais avec une qualité de la chorégraphie et de la musique qui nous accrochent jusqu’au bout.

Jérémy VALLADON / atelier d'écriture journalistique de Court Toujours

jeudi 22 mai 2008

L'atelier d'écriture journalistique

L'atelier d'écriture journalistique de Court Toujours a commencé aujourd'hui et se poursuit jusqu'à demain soir.

Il est encadré par Marion Valière Loudiyi, journaliste à Centre Presse.

Afin de s'essayer à la critique de spectacle, ils vont tous voir Convergence 1.0 ce soir, programmé à Beaulieu également les vendredi 23 et samedi 24 à 19h30 et dimanche 25 à 17h00.

Demain vendredi sortiront donc sur ce blog les premiers papiers de ce groupe de journalistes en herbe qui suivront Court Toujours d'un oeil critique...

un groupe à suivre pour Court Toujours...sur ce blog.

Myriam.

mardi 20 mai 2008

Une table thématique à la médiathèque

Court Toujours, le festival de formes brèves, est placé cette année sous le signe du « monstrueux ».

Une programmation qui présente des monstres en tous genres, difformes, spectaculaires, fantastiques,
ou monstres du quotidien, ordinaires,

métamorphosés, hybrides, surnaturels,
extrême laideur, beauté sublime,
êtres transfigurés, transformés, transsexuels, transcendés vers d’autres sphères…

Des spectacles qui réveillent nos angoisses, peurs enfouies, peur du monstre qui est en chacun de nous, étranger effrayant, inquiétante étrangeté.

…monstres d’hier et monstres d’aujourd’hui, monstres à montrer et monstres à cacher…



A partir du 26 mai vous trouverez une sélection d’ouvrages qui concernent la thématique du monstrueux, à la médiathèque de Poitiers.

Monstrez-vous les 6, 7 et 8 juin à Beaulieu !

lundi 19 mai 2008